La rentrée scolaire

L’été vient de passer en un coup de vent et c’est déjà la rentrée. Pour les familles à faible revenu, c'est la période des choix déchirants, car si le budget est très serré, on devra nécessairement se priver de quelque chose pour parvenir à payer les fournitures scolaires et les autres frais occasionnés par la rentrée. Bien malheureusement, c'est souvent la portion du budget réservée à l'alimentation qui sera le plus souvent sacrifiée.

Heureusement, plusieurs organismes appuyés par Centraide viennent en aide aux familles pour qui cette période de l'année est un casse-tête difficile à résoudre.

 

Les enjeux de la rentrée


 

Et la lutte au décrochage dans tout cela?


 

« C’est la rentrée et le moment de se rappeler que la persévérance scolaire est un enjeu majeur de la lutte contre la pauvreté.

Dans les faits, un jeune décrocheur gagnera moins au cours de sa vie, sera plus souvent sans emploi, aura une moins bonne qualité de vie et vivra moins vieux.

C’est un cercle vicieux, car d’un autre côté, la situation économique d'une famille est un facteur déterminant de la réussite à l’école. Le taux de décrochage scolaire est deux fois et demie plus élevé dans les milieux défavorisés. Dans certains quartiers, on parle de plus de la moitié des jeunes qui quittent l’école sans diplôme d'études secondaires.

Par contre, bonne nouvelle, le taux de diplomation progresse à Montréal. Il a fait un bond de près de 14 % en huit ans passant de 67, 7 % en 2009 à 81,4 % en 2017. Cette amélioration est le résultat du travail de collaboration entre tous ceux qui soutiennent les enfants, les ados et leur famille dans leurs efforts vers la réussite. Pensons notamment aux organismes communautaires appuyés par Centraide du Grand Montréal et aux tables de quartier qui mobilisent l’ensemble des partenaires qu’ils soient communautaires, institutionnels ou privés. C’est aussi grâce à Réseau Réussite Montréal qui regroupe une trentaine de partenaires régionaux, dont Centraide. C’est parce qu’on travaille ensemble qu’on atteint des résultats incroyables!

Mais la bataille est loin d’être gagnée : les jeunes à risque sont encore trop nombreux à décrocher de l’école. Il faut donner aux acteurs locaux les moyens de travailler collectivement sur les déterminants de la réussite, tel que l’implication des parents et l’accompagnement scolaire personnalisé. Sans oublier la sécurité alimentaire des jeunes. C’est ainsi qu’on arrivera à élever le taux de diplomation et à briser le cycle de la pauvreté. Et c’est précisément ce que fait Centraide. »

— Mario Régis, vice-président au développement social à Centraide du Grand Montréal et représentant de Centraide au Réseau Réussite Montréal