La pandémie frappe fort chez les adolescents

Réussite des jeunes
14 février 2022 •  Par Centraide

Déjà en janvier 2021, près de la moitié des jeunes, interrogés dans le cadre d’une enquête menée sur la santé psychologique des 12 à 25 ans1, présentaient des signes inquiétants d’anxiété généralisée, voire de dépression majeure. C’était en plein cœur de la deuxième vague de COVID-19. Nous venons de traverser la cinquième.

Fermeture, ouverture et fermeture à nouveau des écoles, des activités sportives et culturelles, des lieux de rassemblement, permission un jour, restriction l’autre, incertitudes face à un avenir même rapproché, le va-et-vient des mesures sanitaires fragilise les adolescents qui sont à une période déterminante de leur vie. Leur rythme et leurs activités sont complètement chamboulés. Leur santé mentale en est affectée et leur motivation scolaire en subit les contrecoups.

Les élèves du deuxième cycle du secondaire seraient les plus affectés par la situation, et ce, pour les quatre dimensions suivantes : inquiétude, anxiété, motivation scolaire et bien-être à l’école.2


De la motivation à la réussite

Selon Réseau Réussite Montréal, un collectif de partenaires désireux de contribuer à la réussite scolaire des jeunes dont fait partie Centraide, la motivation est l’un des facteurs les plus importants de la réussite scolaire. Un élève motivé est mieux disposé à s’engager et à faire des efforts. Il fait des apprentissages plus durables, obtient de meilleurs résultats scolaires et persévère davantage.

Un coup de pouce pour la motivation et la persévérance scolaire 

À l’occasion de la 19e édition des Journées de la persévérance scolaire, les Centraide du Québec et la Fondation André et Lucie Chagnon (FLAC) lancent le Projet Réussite Jeunesse. Il s’agit d’une nouvelle enveloppe budgétaire pour appuyer financièrement des actions communautaires visant à favoriser l’estime de soi, la motivation et la persévérance scolaires des jeunes en difficulté à l’échelle du Québec. Il s’inscrit dans un partenariat établit au tout début de la pandémie entre Centraide et la FLAC pour soutenir les jeunes isolés et marginalisés. Ce partenariat avait alors donné naissance au Projet jeunesse.

Les organismes jeunesse : des acteurs-clés dans la vie des jeunes

À l’instar du réseau des organismes communautaires famille, il existe un réseau d’organismes communautaires jeunesse dans tous les quartiers du Grand Montréal. Il s’agit de lieux de rencontre et d’échange pour les adolescents qui, au contact d’adultes significatifs, progressent vers la vie adulte. Ces organismes leur offrent la possibilité de s’engager dans des activités culturelles, éducatives et sportives, de sensibilisation et d’information et d’engagement communautaire. Les organismes jeunesses interviennent sur l’ensemble des conditions de vie des jeunes qu’ils rejoignent. Ils favorisent l’estime de soi et l’engagement qui mène à la réussite des jeunes qu’elle soit personnelle ou éducative.

©CCVM

Un premier projet financé dans la MRC Jardins-de-Napierville

Depuis dix ans, Centraide du Grand Montréal soutient le projet Travailleurs de rang, une initiative de la Table de concertation jeunesse MRC Jardins-de-Napierville réalisée par L’Adomissile, la Maison des jeunes de St-Rémi. Cette initiative qui va au-delà des murs de l’organisme a été mise sur pied afin de rejoindre et d’attirer vers la maison des jeunes, des adolescents plus vulnérables.

Inspirés du concept des travailleurs de rue, les travailleurs de rang vont à la rencontre de jeunes à risque de décrochage scolaire, de fugues ou d’itinérance. Accompagnement personnalisé, médiation, gestion de crise, références vers d’autres ressources, prévention et sensibilisation des comportements à risque, tout est mis en œuvre afin de soutenir les jeunes en difficulté. Les interventions ont lieu dans les parcs, les rues, les écoles, les organismes, mais aussi dans les appartements de jeunes adultes.

Depuis le début de la pandémie, les besoins des jeunes du territoire qui couvre douze municipalités se font de plus en plus criants et les problématiques sont de plus en plus lourdes. Les deux travailleurs de rang ne suffisent plus à la tâche et ont besoin de renfort.

Plus de 1 000 contacts directs auprès des jeunes de la région ont lieu au cours d’une année, tant auprès de jeunes filles (40 %) que de jeunes garçons (60 %).