Cinq questions à une déléguée en développement philanthropique : Catherine Tremblay

Philanthropie
Centraide
7 mai 2024 •  Par Centraide
Catherine Tremblay

Catherine Tremblay est Déléguée en développement philanthropique (DDP) à Centraide depuis la campagne 2019. Le Service correctionnel du Canada où elle travaille soutient sa démarche en la libérant à temps plein, tout en la rémunérant, pour se joindre à Centraide pendant la campagne de collecte de fonds, soit du mois de septembre au mois de décembre de chaque année. 


Comment tout cela a-t-il commencé?

Il y a eu un appel d’offres dans mon milieu de travail et à ce moment-là, j’avais besoin d’un vent nouveau. J’ai trouvé que le mandat cadrait bien avec mes champs d’intérêt et qu’il y avait beaucoup de liens avec ce que je faisais déjà. J’ai manifesté mon intérêt et mon employeur a accepté de me déléguer.  

Je suis agente de libération conditionnelle. Une partie de mon travail est de faire de l’accompagnement afin que les gens en libération puissent retourner dans la communauté. Il m’arrive de les guider vers les ressources communautaires dont plusieurs sont soutenues par Centraide : des organismes en aide alimentaire, en santé mentale, par exemple. Me joindre à la campagne de Centraide c’est pour moi une façon de redonner différente de ce que je fais dans mon travail, mais qui répond à mes valeurs de réinsertion sociale. Dans mon rôle d’agente de libération comme dans celui de déléguée en développement philanthropique, j’ai le sentiment de faire une différence, d’apporter une contribution à la société. À Centraide, je sens que je suis un des maillons qui va faire en sorte qu’une campagne peut être un succès, un petit maillon qui contribue à quelque chose de plus grand qui a vraiment un impact dans la communauté.  

Comment décririez-vous votre rôle?

Je me décris un peu comme une agente de liaison. Je suis le lien entre Centraide et les entreprises qui font des campagnes en milieu de travail. Je dois donc acquérir des connaissances sur Centraide pour être capable de fournir toutes les informations pertinentes aux entreprises. Mon but, c’est qu’elles soient en mesure de réaliser des campagnes intéressantes, satisfaisantes et fructueuses auprès de leurs employés. On veut aussi leur faire vivre de beaux moments. Je dois donc être capable de communiquer efficacement, de faire des présentations, de rendre le matériel de sollicitation disponible, d’organiser avec eux des activités de sensibilisation. Il faut toucher les gens. C’est du service à la clientèle, alors il faut aussi parfois mettre des gants blancs pour faciliter les relations interpersonnelles. 

On a des comptes qui nous sont assignés et chaque compte est dirigé par une conseillère ou par un conseiller de Centraide avec qui on est en contact continu. C’est elle ou lui qui nous fait part des orientations et des stratégies, et qui nous met en contact avec les directeurs de campagne de chaque entreprise. C’est un travail d’équipe. Avec les autres délégués en développement philanthropique aussi. On échange sur nos campagnes et nos pratiques. J’ai toujours senti que mon apport était important.

Qu’est-ce que cette expérience vous a apportée jusqu’à maintenant?

Ça m’a sorti complètement de ma zone de confort. J’ai régulièrement à faire des présentations sur Centraide. J’ai parlé devant 200 personnes. Je n’avais jamais fait ça. J’ai appris à synthétiser pour expliquer ce que fait Centraide en quelques minutes. Tout ce que j’acquiers comme compétence pourra un jour se transposer dans mon travail. Dans l’autre sens, en tant qu’agente de libération conditionnelle, la rigueur est très importante et cela j’en fais bénéficier Centraide, que ce soit dans les liens que je crée avec des gens ou dans mes suivis de dossiers. Le programme des DDP, c’est une expérience gagnant-gagnant. 

J’aime beaucoup mon travail, mon milieu de travail aussi, mais venir à Centraide quelques mois, faire quelque chose de différent me redonne du souffle. Tout est positif à Centraide : le milieu, l’ambiance, l’entraide. Et je pense que je suis appréciée. En plus, ça fait rayonner le Service correctionnel qui soutient mon engagement et les valeurs de Centraide. 

J’ai toujours travaillé pour le gouvernement même quand j’étais plus jeune, alors d’avoir accès à des entreprises privées c’est pour moi un autre monde. Je suis curieuse dans la vie et je trouve ça super agréable de découvrir l’envers du décor de plusieurs entreprises. Ça nourrit ma curiosité, mon intérêt pour connaître autre chose. Au cours des cinq campagnes auxquelles j’ai participé, j’ai été appelée à travailler dans divers secteurs d’activités. Le contact humain est aussi très intéressant. C’est diversifié et tellement enrichissant. Les gens sont positifs. 

« Le programme des DDP,
c’est une expérience gagnant-gagnant. »  

Comment Centraide vous accompagne-t-il dans votre rôle?

Quand on arrive à Centraide, on est vraiment bien accueilli, on a tout de suite le sentiment de faire partie de l’équipe. On se sent important. On est bien formé, encadré et accompagné par la conseillère responsable du programme. On n’est pas laissé tout seul. Il y a toujours quelqu’un pour répondre à nos questions et nous guider. La formation qui dure deux semaines au début du mandat est très complète. C’est complexe, mais à la fin, tous les morceaux du casse-tête sont à la bonne place et on comprend très bien notre rôle de DDP. 

Que diriez-vous à des candidats pour les convaincre de participer au programme? 

Les motivations de chacun sont très personnelles, mais c’est certain que je les encouragerais à embarquer parce que le mandat de DDP apporte beaucoup, tant sur le plan personnel que professionnel. Moi, ça m’a permis de me surpasser et de sortir de ma zone de confort pour essayer de nouvelles choses, ce que je n’avais pas tendance à faire. C’est une expérience très positive. 

« Le mandat de DDP apporte beaucoup,
tant sur le plan personnel que professionnel. »  


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