Des repères pour une future maman

Besoins essentiels
Aide et référence
5 mars 2026 •  Par Centraide
Photo de Marie Sia

Marie Sia arrive à Montréal en 2019, après avoir quitté la Guinée et transité par Gatineau puis Toronto. À chaque étape, elle a dû se débrouiller seule dans des situations souvent instables, en cherchant simplement un endroit où elle pourrait se sentir en sécurité et reprendre son souffle.


En 2024, une grossesse inattendue vient bouleverser son quotidien. Le père du bébé s’éloigne dès les premières semaines, laissant Marie Sia seule dans une période déjà éprouvante pour toute future maman. Son emploi de préposée aux bénéficiaires devient difficile à exercer en raison de complications de santé, et elle doit rapidement s’arrêter de travailler. Sans revenu, isolée, sans repères familiaux à proximité, elle tente malgré tout de garder le cap. « Je ne savais même plus comment j’allais payer mon loyer… », confie-t-elle.

C’est une infirmière du CLSC, venue la rencontrer à domicile, qui lui parle pour la première fois de L’Envol des femmes, un organisme communautaire qui « aide les femmes à s’aider elles-mêmes ». Marie Sia décide d’y aller. Elle a un urgent besoin de soutien.

Un accueil qui change tout

Dès son arrivée, quelque chose s’apaise en elle.

« Je me suis sentie accueillie, vraiment, raconte Marie Sia. Comme si je n’avais pas à avoir honte. Elles m’ont écoutée sans me juger. »

Rapidement, l’organisme lui offre son premier panier alimentaire. Elle se souvient encore du jour où elle reçoit une carte-cadeau pour faire l’épicerie : « C’était la première fois depuis longtemps que je pouvais m’acheter de la viande. Ce jour-là, j’ai mangé pour vrai. »

À partir de ce moment, L’Envol des femmes devient bien plus qu’un service. C’est un lieu où elle respire. Un endroit où elle retrouve une forme de stabilité — matérielle, certes, mais surtout humaine.

Marie Sia découvre aussi les ateliers offerts par l’organisme. Elle y rencontre d’autres mères, d’autres histoires, d’autres forces. « J’étais isolée, dit-elle. Dans mon pays, tomber enceinte sans être mariée, c’est mal vu. Je ne parlais plus à ma famille. Quand j’ai trouvé les autres mamans ici, j’ai retrouvé une communauté. »

Elle apprend des choses qui transforment sa relation avec son bébé : comment lire ses signaux, comment lui parler, comment se faire confiance comme maman.

L’aide qu’elle reçoit est constante : vêtements, nourriture, conseils, écoute, accompagnement vers des ressources. Toujours dans la dignité, dans la douceur, dans le respect de son rythme.

Photo de Marie Sia

Croire en sa capacité d’avancer

Aujourd’hui, son fils a un an. Marie Sia se projette enfin. Elle rêve de retourner aux études, soit en soins infirmiers, soit en travail social. Deux chemins qui lui ressemblent : être là pour les autres, comme d’autres ont été là pour elle.

« Si moi j’ai réussi à traverser tout ça, d’autres peuvent le faire aussi, déclare-t-elle. Il ne faut jamais avoir peur de demander de l’aide. »

Pour les femmes nouvellement arrivées, souvent seules, parfois en pleine grossesse, Marie Sia a des mots simples, mais puissants : « On est fortes. Même quand on ne s’en rend pas compte. Et il existe des endroits comme L’Envol des femmes pour nous relever. »


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