Le Grand Montréal se débat dans une profonde crise du logement
Zoom sur la situation
Combien coûte un logement de deux chambres dans le Grand Montréal?
Le coût des loyers a augmenté partout, si bien que l’on observe très peu de différence entre Montréal, Laval et la Rive-Sud.
Logement de deux chambres. Variation sur deux ans (2023-2025).
Plusieurs quartiers qui offraient encore des loyers abordables ont vu leurs prix s’envoler.
En 2023, cinq quartiers affichaient des loyers moyens sous les 1 000 $; en 2025, il n’en reste aucun.
Variation sur deux ans dans les quartiers où le loyer moyen des logements de deux chambres a franchi le seuil des 1 000 $ par mois.
Des constats inquiétants
Le coût des logements nouvellement disponibles à la location est considérablement plus élevé que celui des logements déjà occupés.
Logements de deux chambres.
Ceci contraint plusieurs ménages à demeurer dans des logements inadéquats.
Plus du quart des ménages locataires dans le Grand Montréal (230 000) consacrent déjà une trop large part de leurs revenus au logement (plus de 30 % de leurs revenus), ce qui met en péril leur capacité à répondre à d’autres besoins de base. Avec la hausse importante du coût des loyers, on redoute une augmentation du nombre de ces personnes.
Les logements de type coopérative, OBNL ou HLM représentent à peine plus de 5 % du parc locatif du Grand Montréal, soit 32 451 unités de logements. En ce moment, plus de 14 000 ménages sur l’île de Montréal sont inscrits sur les listes d’admissibilité pour obtenir un logement social et le délai d’attente est de plusieurs années.
Le saviez-vous?
Créé en 1959, Les Habitations Jeanne-Mance est le premier parc immobilier de logements sociaux au Québec. Il compte actuellement près de 800 logements pour les personnes aînées et les familles à faible revenu. Action Centre-Ville, un organisme soutenu par Centraide depuis 35 ans, y offre plusieurs services et activités.
Selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), les évictions de locataires et les rénovictions auraient augmenté de 132 % entre 2022 et 2023.
Des milliers de personnes sont actuellement dans une situation d’extrême vulnérabilité
Plusieurs sont contraints de vivre dans des logements inadéquats (trop chers – trop petits – insalubres)
Certains habitent chez des proches ou se regroupent à plusieurs sous un même toit
D’autres sont à la rue
Il existe des solutions
Pour les personnes en situation de pauvreté, ces solutions passent notamment par le développement de logements sociaux. En période de crise, elles passent par une série de mesures pour soutenir les personnes sans logement et celles qui font face à un problème. Les organismes communautaires appuyés par Centraide travaillent en ce sens.
Les organismes logement appuyés par Centraide accompagnent annuellement, dans la défense de leurs droits, 50 000 locataires faisant face à un problème de logement (augmentation de loyer injustifiée, éviction, insalubrité, etc.)
Dans plusieurs quartiers qui présentent des problèmes importants de logement, les organismes mettent en place des mesures proactives afin que les résidents vivent dans des conditions d’habitation saines et décentes.
Tous les organismes en logement soutiennent des actions citoyennes pour l’accès à des logements abordables, adéquats et en quantité suffisante.
La qualité et les conditions de vie dans les quartiers supposent la présence de logements adéquats, mais aussi d’infrastructures et d’équipements collectifs accessibles (parcs, écoles, centres de loisirs, etc.). Les 40 tables de quartier appuyées par Centraide mènent des actions en ce sens.
Les organismes en itinérance offrent des alternatives, des services et des activités aux personnes en situation d’instabilité résidentielle et d’itinérance (hébergement, centres de jour et de soir, logements supervisés, travail de rue et de milieu, etc.).
1 personne sur 5 reçoit notre aide. 5 personnes sur 5 en bénéficient.