La générosité

Bénévolat
8 Décembre, 2019 •  Par Centraide du Grand Montréal

Et si chacun posait un geste…

À l’approche du temps des fêtes, on entre dans la période des festivités où règne l’abondance. C’est aussi le moment de l’année où le désir d’aider atteint son paroxysme parce qu’on sait très bien que ce privilège n’est pas donné à tout le monde. On veut aider les personnes les plus démunies qui n’ont pas de famille, de toit ou de quoi manger. Et on cherche comment le faire.

Voici donc un petit dossier sur la générosité qui saura vous inspirer et vous guider pour redoubler d’efforts afin d’agir ici avec cœur!

Le saviez-vous ?

Témoignage

Un engagement qui prend racine dans l’enfance

Francis s’engage dans sa communauté auprès de divers organismes, incluant Centraide, pour lequel il œuvre à titre de bénévole au comité d’allocations aux organismes. 

« J’ai été interpellé par la pauvreté et l’exclusion alors que je n’avais que dix ans, au moment où mon père a déménagé la famille en Haïti. Mon père est Haïtien, ma mère est Québécoise. J’arrivais de Boucherville, une banlieue où les enfants ne manquaient de rien. En Haïti, j’étais le blanc. Au Canada, j’étais un étranger. J’ai dû me faire une place dans un endroit comme dans l’autre. Je me suis senti assez isolé à certains moments.

À mon arrivée en Haïti, j’ai vécu un choc culturel. J’ai compris qu’il y avait une grande différence entre les gens aisés et les gens pauvres. C’était choquant! Puis, les pauvres, on finit par ne plus les voir. Ça aussi, c’est assez bouleversant!

En revanche, avec les enfants dans la rue, il n’y avait pas de barrières. On s’amusait tous ensemble, riches ou pauvres, avec des riens : des billes, des osselets, des dominos. J’avais un vélo et les autres n’en avaient pas, alors je le prêtais. Les choses étaient simples.

Lors de mon retour au Canada à 19 ans, j’ai eu la chance de faire des études pour ensuite réaliser mon rêve de devenir avocat. C’est alors que j’ai senti que j’avais les outils et le temps pour aider et que j’ai commencé à m’investir auprès de plusieurs organismes.

J’aime faire du bénévolat, donner du temps et mettre mes compétences, mon expérience et mon vécu au profit d’une cause dans le but de contribuer à améliorer la vie des gens, et ce, sans rien attendre en retour. Mais le sentiment que j’en retire est incroyable.

Les causes pour lesquelles je m’engage sont directement liées à mon enfance. La pauvreté et l’isolement, je les ai vus, sentis, vécus. En m’impliquant, je viens en quelque sorte pallier une situation injuste.

Puis, en tant que père de deux jeunes enfants, je suis particulièrement touché par la pauvreté des tout-petits. Je voudrais tellement qu’ils aient tous la même chance que mes enfants : grandir heureux et surtout en étant écoutés.

Je sens clairement que mon engagement a de l’impact quand je rencontre des gens qui fréquentent les organismes soutenus par Centraide.

Je suis fier de donner de mon temps. Revenir à la maison le soir après avoir passé trois heures dans un organisme en sachant que mon aide est appréciée, c’est formidable. On se sent léger! »

— Francis

En chiffres

460 000 000$

C’est la valeur des ventes de bonbons, de confiseries et d’aliments à grignoter des grands détaillants canadiens en décembre, mois où les ventes sont les plus élevées.

Un chiffre qui fait réfléchir!

Quelques initiatives du temps des fêtes

Les Magasins-Partage de Noël

Les Magasins-Partage représentent une alternative aux traditionnels paniers de Noël.

Organisés sous la forme de marchés d’alimentation, les Magasins-Partage permettent aux participants de choisir leurs denrées de Noël dans le respect de leurs goûts en échange d’une petite contribution de 10% du coût de leur épicerie. Un transport est fourni sur demande pour le retour à la maison des participants.

Participer au Magasin-Partage de son quartier, c’est aussi entrer dans un réseau d’entraide, car chaque participant inscrit est rencontré individuellement par un intervenant qui l’oriente et le réfère vers d’autres services et organismes communautaires (alphabétisation, toxicomanie, logement, etc.).

Cette année à Montréal

  • 18 magasins-partages seront en opération
  • 5 010 familles recevront une épicerie et des cadeaux
  • 15 030 personnes seront aidées
  • 2 000 bénévoles seront impliqués

D’autres initiatives similaires sont organisées à Laval, ainsi que sur la Rive-Sud.

Le père Noël en psychiatrie

À la mi-décembre, l’ALPABEM (Association lavalloise de parents et amis pour le bien-être mental) distribuera des cartes de souhaits et des paniers garnis de biens essentiels (pantoufles, magazines, produits de beauté et d’hygiène, douceurs réconfortantes comme des chocolats) aux personnes hospitalisées en psychiatrie sur territoire de Laval.

Une escouade de bénévoles pour les fêtes

Encore cette année, au cours de la période des fêtes, les travailleurs de milieu d’Action Centre-ville accentueront leur présence auprès des personnes âgées et autres résidents des habitations Jeanne-Mance, un HLM du centre-ville.

Vous avez jusqu’à minuit le 31 décembre pour faire votre don afin de bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’année qui se termine.

Faites d’une pierre deux coups : aidez et profitez d’avantages fiscaux intéressants.

Soyez généreux! L’impôt vous le rendra.