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La santé mentale
Comme la santé physique, la santé mentale fait partie intégrante de notre bien‑être global. Elle est profondément influencée par nos conditions de vie et par l’environnement social dans lequel nous évoluons.
Dans le Grand Montréal, les enjeux de santé mentale sont de plus en plus présents et s’entrecroisent avec d’autres réalités sociales, notamment la pauvreté, l’isolement social, le logement et l’itinérance.
Santé mentale et maladie mentale : quelle est la différence?
La santé mentale fait référence à notre bien‑être émotionnel, psychologique et social. Elle influence la façon dont nous ressentons les choses, gérons le stress, entrons en relation avec les autres et faisons face aux défis de la vie quotidienne. Tout le monde a une santé mentale, qui peut évoluer selon les expériences vécues et les conditions de vie.
La maladie mentale, quant à elle, désigne des troubles qui affectent la pensée, l’humeur ou le comportement et qui peuvent entraîner une détresse importante. Parmi les maladies mentales, on retrouve notamment les troubles anxieux, la dépression sévère persistante, le trouble bipolaire, le trouble de la personnalité limite et la schizophrénie. L’intensité des symptômes varie d’une personne à l’autre et dépend aussi du contexte social et économique.

💡 À retenir!
La présence ou l’absence d’une maladie mentale ne définit pas la santé mentale d’une personne. On peut vivre avec une maladie mentale et avoir une bonne santé mentale, tout comme une personne sans diagnostic peut vivre une période de grande détresse.
Des chiffres qui rappellent l’ampleur des besoins
La santé mentale, façonnée par nos conditions de vie
La santé mentale ne dépend pas seulement de ce que l’on vit intérieurement. Elle se construit ou se fragilise dans le quotidien, selon l’environnement dans lequel on vit.
Ce qui soutient le bien être mental :
- Un logement sécuritaire et abordable, pour se sentir en sécurité
- Un revenu décent, pour couvrir ses besoins essentiels
- L’accès à l’éducation et à des possibilités d’apprentissage
- Un emploi significatif, qui donne un sentiment d’utilité
- Des espaces verts et des lieux de ressourcement
- Des réseaux de soutien et une communauté présente
- Des services accessibles, adaptés aux réalités vécues
Ce qui peut fragiliser la santé mentale :
- La pauvreté et la précarité économique
- Le racisme et la discrimination
- Les violences fondées sur le genre
- Les parcours migratoires marqués par l’instabilité
- L’héritage des violences coloniales

Des enjeux croisés et des besoins grandissants
Dans le Grand Montréal, plusieurs enjeux se croisent : la crise du logement, l’augmentation de l’itinérance, la précarité économique et l’isolement social contribuent à une détérioration du bien-être mental. Les organismes communautaires constatent une augmentation des demandes, tant pour les personnes vivant avec des enjeux de santé mentale que pour leurs proches, souvent très impliqués dans le soutien au quotidien, et dont les besoins demeurent importants.
Parallèlement, le milieu communautaire lui-même est sous pression. Le sous-financement chronique, les conditions de travail difficiles et l’intensification des besoins ont des répercussions sur la santé mentale des travailleuses et travailleurs communautaires, qui jouent pourtant un rôle essentiel auprès des personnes et des communautés.
Le rôle central des organismes communautaires
Depuis des décennies, les organismes communautaires sont au cœur du soutien en santé mentale. Ils offrent des espaces d’entraide entre pairs, accompagnent les proches, défendent les droits des personnes et proposent des approches qui vont au‑delà des soins médicaux. Leur action tient compte de l’ensemble de la réalité des personnes et mise sur leur capacité à faire des choix et à reprendre du pouvoir sur leur vie, dans un climat sans jugement ni stigmatisation.
Centraide du Grand Montréal soutient concrètement le travail d’une vingtaine d’organismes œuvrant en santé mentale et membres de ces réseaux.
🤝 Au-delà du financement
Centraide agit aussi comme levier d’influence en rappelant que la santé mentale est étroitement liée aux conditions de vie. Elle ne peut pas reposer uniquement sur les individus : elle se construit collectivement, à travers des milieux de vie plus justes, plus solidaires et mieux soutenus. Cela passe par des actions concrètes : lutter contre la pauvreté, garantir l’accès à un logement digne, réduire l’isolement social, soutenir les communautés marginalisées et offrir des services accessibles, humains et respectueux.
Sources :
1. Commission de la santé mentale du Canada (2020). La nécessité d’investir dans la santé mentale au Canada. [PDF].
2. Commission de la santé mentale du Canada (s. d.). Enfants et jeunes – Ce que nous faisons. [Site web].
3. Institut de la statistique du Québec (ISQ) (2021). Idées suicidaires sérieuses et tentatives de suicide – Population âgée de 15 à 29 ans. [Site web].
4. Statistique Canada (2022). Enquête sur la santé mentale et l’accès aux soins (ESMA).
5. Chaire Jeunesse (2024). Santé mentale et jeunes issus de la protection de la jeunesse. [PDF].
6. Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (2022). Portrait de l’itinérance visible au Québec. [PDF].
7. Statistique Canada (2019). Taux de suicide chez les Premières Nations et les Inuits au Canada. [Site web].
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À go, on Centraide
Soutenir un réseau de plus de 375 organismes communautaires, c’est aussi favoriser une société inclusive et sans pauvreté.
