L’effet Centraide en milieu de travail

Philanthropie
11 Décembre 2025 •  Par Centraide
©Studio Cookie

Chaque automne, des milliers d’employés du Grand Montréal se mobilisent pour Centraide. Bien plus qu’une simple collecte de fonds, ces campagnes transforment bureaux et usines en lieux de solidarité. Les employés s’impliquent, échangent et donnent, et chacun voit concrètement comment sa contribution soutient des personnes en situation de vulnérabilité. Nous avons rencontré quatre responsables de campagne pour découvrir comment ces initiatives prennent vie dans leur organisation.


Un mouvement qui part de l’humain 

Les campagnes Centraide sont avant tout des histoires humaines. Des collègues qui s’impliquent pour leurs pairs, des ambassadeurs qui prennent le temps d’expliquer la mission de Centraide, des conversations qui allument une étincelle. 

« Ce qui donne toute sa force à notre initiative, c’est la mobilisation des gens, raconte Catherine Rabret-Laporte, responsable de la campagne à La Caisse. En s’impliquant, nos ambassadeurs et coprésidents savent qu’ils ont un impact sur la vie des gens, à différentes échelles, ce qui crée un fort sentiment de fierté collective. » 

Pour sa part, Benoit Deguire a découvert une équipe d’ambassadeurs engagés lorsqu’il a accepté la coprésidence de la campagne Centraide chez Bombardier : « Leur enthousiasme est contagieux. C’est une équipe qu’on a voulu rendre visible sur les différents sites de l’entreprise. Ils portent un polo rouge et sont prêts à répondre à toutes les questions sur Centraide. Ce contact-là, de personne à personne, c’est ce qui fait toute la différence. On entend même des employés demander : “Comment je peux avoir un polo rouge?” C’est simple : implique-toi avec nous. » 

Pour Yves Durivage, retraité et responsable de la campagne Centraide chez Canada Vie de 2020 à 2024, la campagne est bien plus qu’une simple collecte : « C’est une expérience qui change notre regard sur le monde. Il y a trois ans, on avait lancé la campagne Leader lors d’une rencontre virtuelle à 9 h du matin. On avait envoyé un courriel de sollicitation un peu plus tôt. On était 500 à 700 personnes sur l’appel. On leur avait dit qu’ils pouvaient commencer à donner et qu’on annoncerait les résultats au fil de la rencontre. Une demi-heure plus tard, on avait recueilli 800 000 $! Je n’en revenais pas! C’était euphorique! On s’est rendu compte que chacun de nos petits dons comptait énormément. » 

Photo : Yves Durivage de Canada Vie (à gauche), accompagné de collègues donateurs Leader, lors d’une visite au Square Cabot en 2022.

Le don sur la paie : un geste simple et durable

Le don prélevé automatiquement sur chaque paie est le cœur battant des campagnes en milieu de travail. C’est un geste discret, sans tracas, mais extraordinairement efficace. Multiplié par des milliers d’employés, il produit une chaîne de solidarité stable et puissante. 

Le don sur la paie, c’est un geste discret, sans tracas, mais extraordinairement efficace.

« Cette année on a ciblé notre campagne sur le nouveau pallier de don proposé par Centraide ‘Héroïnes et Héros du quotidien’, des gens qui donnent 1 $ par jour, l’équivalent d’un café par semaine, explique Benoit Deguire. Un montant de 365 $ multiplié par des dizaines de donateurs, ça permet à un organisme de faire beaucoup de choses pour les personnes vulnérables. On a eu énormément de gens qui ont fait passer leur don de 208 $ (8 $ par paie) à 365 $ (1 $ par jour). » 

Des activités qui rapprochent et inspirent

Les activités spéciales comme les ventes de gâteaux, les défis d’équipe et les tirages moitié-moitié viennent bonifier les dons sur la paie. Elles créent des moments de convivialité, renforcent les liens entre collègues et ajoutent une touche de plaisir à la mobilisation. « À l’Halloween, mentionne Chiara Covone, membre de l’équipe de campagne chez Abbott, on a invité les employés à se déguiser. On a loué un photo booth et vendu les photos au profit de Centraide. Pour notre vente de desserts, notre comité social a même fait venir un barista qui a circulé dans les bureaux pour offrir du café gratuit. Ça crée une ambiance incroyable et ça rassemble tout le monde. » 

Les lancements et les clôtures de campagne sont des moments clés qui donnent vie aux objectifs et aux résultats atteints. « Cette année, indique Benoit Deguire, on a décidé de lancer la campagne directement dans chacun de nos cinq sites. On s’est déplacé de l’un à l’autre. Le premier lancement a eu lieu à 6 h 30 et le dernier à 11 h 15. C’était plus exigeant pour nous, mais ça nous a permis de rejoindre beaucoup plus de gens. Et l’effet s’est fait sentir : dans un de nos sites, après une semaine seulement, ils avaient déjà dépassé leur taux de participation de toute l’année précédente. »

Photo : Benoit Deguire lors du lancement de la campagne Centraide 2025 dans l’un des cinq sites de Bombardier. ©Studio Cookie

Des besoins qui se voient, qui se sentent

Dans les campagnes Centraide, un déclic revient souvent : réaliser que les besoins sont tout près de nous. Au fil des activités de sensibilisation, des visites d’organismes ou des journées d’entraide, les équipes prennent pleinement conscience de l’impact de leur engagement. Ces expériences montrent que les besoins touchent des familles, des personnes aînées ou des travailleurs qui vivent parfois dans le même quartier, la même rue, voire juste à côté. 

Dans les campagnes Centraide, un déclic revient souvent : réaliser que les besoins sont tout près de nous.

« Les activités de bénévolat ont été les moments les plus marquants de notre campagne, explique Catherine Rabret-Laporte. Sur le terrain, on réalise à quel point la pauvreté est proche de nous et touche différents profils : étudiants, familles monoparentales, personnes âgées, nouveaux arrivants… et même des travailleurs. Ces expériences nous sensibilisent à la cause et nous incitent à nous engager pleinement dans le mouvement pour Centraide. » Cette année, plus de 300 employés de La Caisse ont participé, en petits groupes, à des activités de bénévolat chez MultiCaf, illustrant leur volonté de se rallier pour la communauté. 

Photo : Des membre du personnel de La Caisse, incluant Catherine Rabret-Laporte (au centre), lors d’une activité de bénévolat chez MultiCaf, un organisme qui œuvre en sécurité alimentaire dans le quartier Côte-des-Neiges.

« On a fait une promenade à pied au Square Cabot avec une représentante de Centraide, poursuit Yves Durivage. En arrivant devant le vieux Forum, là où j’ai vu des dizaines de spectacles pendant mon adolescence, j’ai été frappé par tout ce qui avait changé. Devant ces tours à condos, le quartier est devenu un véritable pôle pour les personnes vulnérables, avec des organismes essentiels qui les soutiennent. Savoir que, juste en face, des jeunes mères trouvent un refuge et un accompagnement, ça m’a profondément touché. » Comprendre ce que Centraide accomplit donne envie de s’impliquer et de donner. 

« On a de belles vies : un emploi, une voiture, une maison, on va au restaurant… et pourtant, juste à côté de nous, il y a des gens qui ne savent pas ce qu’ils vont manger ce soir, note Chiara Covone. Ce qui me touche vraiment, c’est de voir comment notre argent est utilisé sur le terrain. On a visité le Centre communautaire Mountain Sights dans Côte-des-Neiges et on a vu les jardins, les cuisines, les activités pour les jeunes… » 

Photo : Les membres de l’équipe de campagne d’Abbott, incluant Chiara Covone (2e à partir de la droite), en visite au Centre communautaire Mountain Sights. Elles sont accompagnées de Gracia Desforges (premier à partir de la gauche), agent d’accueil au sein de l’organisme et de Catherine Francken (2e à partir de la gauche), conseillère en développement philanthropique à Centraide du Grand Montréal.

L’expert du portefeuille philanthropique

On entend souvent que Centraide agit comme un véritable gestionnaire de portefeuille philanthropique. Plusieurs donateurs trouvent rassurant de savoir que chaque don est investi là où il peut faire le plus de bien dans la communauté du Grand Montréal. 

« Pour moi, Centraide c’est l’expert pour investir les fonds au bon endroit, partage Yves Durivage. Quand je veux placer de l’argent, je le confie à un gestionnaire pour qu’il maximise le rendement. Centraide fait pareil : il sait où il y a des besoins et quels organismes font déjà une vraie différence. Donner un peu ici et là, ça ne marche pas vraiment pour moi. » 

Une culture d’entreprise qui se tisse à travers l’engagement

Dans plusieurs organisations, la campagne devient un rendez-vous attendu. Un moment où l’on reconnaît que l’entreprise fait partie d’une communauté et qu’elle soutient les personnes les plus vulnérables. S’impliquer pour une cause commune donne un autre sens à la routine. Les employés se sentent unis par quelque chose qui dépasse le cadre habituel du travail. 

« À La Caisse, la solidarité n’est pas juste un mot, observe Catherine Rabret-Laporte : c’est une valeur qui résonne profondément auprès de nos collègues et qui se traduit par des gestes concrets chaque année. » 

« Ce qui ressort vraiment chez Bombardier, c’est la fierté de soutenir nos communautés, souligne Benoit Deguire. Cette campagne met en action nos valeurs et montre à quel point notre organisation est fière de s’engager pour les gens autour de nous. » 

« Chez Abbott, on essaie vraiment d’installer une culture du don, précise Chiara Covone. Ce n’est pas juste pendant la campagne : c’est un état d’esprit que l’on veut voir se répandre chez tous les employés, peu importe le site ou la division. » 

L’effet Centraide

Les campagnes Centraide dépassent la simple collecte. Elles mobilisent les équipes, suscitent des échanges et soulignent l’effet réel des gestes de chacun. Entre collègues, on s’implique, on agit, et on constate que, ensemble, il est possible d’accomplir de grandes choses. Au final, c’est à cela que se mesure l’effet d’une campagne : rapprocher les gens, donner du sens à l’engagement, soutenir les personnes vulnérables et renforcer la communauté.


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