Tournée de quartier – Laval

Tournée de quartier
28 octobre 2021 •  Par Centraide

Un peu d’histoire

Avec sa population estimée à 437 413 habitants en 2017, Laval est la troisième ville la plus peuplée au Québec, derrière Montréal et Québec, ainsi que la treizième au Canada. La superficie de la ville est de 246,8 km2.

Si la majorité du territoire de la ville est constituée de l’île Jésus, Laval comprend également une multitude de petites îles en son pourtour, qui font partie de l’archipel d’Hochelaga.

La rivière des Mille Îles, au nord, la sépare des municipalités de la Rive-Nord de Montréal, et la rivière des Prairies, au sud, délimite sa frontière avec la ville de Montréal.[1]

[1] Source : Wikipedia

Le territoire et sa population

Une île, une ville, une région

Laval est une jeune ville, résultat de la fusion, en 1965, de 14 municipalités autrefois vouées à l’agriculture. Ces municipalités sont devenues les quartiers auxquels on se réfère aujourd’hui pour nommer les lieux d’appartenance, et qui sont à leur tour regroupés, sur le plan administratif, en six bureaux municipaux lavallois (BML).

Sur le plan politique, une des particularités de Laval est de cumuler les prérogatives d’une ville, d’une municipalité régionale de comté et d’une région administrative provinciale. Les mêmes intervenants se retrouvent ainsi aux trois paliers de décision, ce qui constitue une structure de gouvernance unique au Québec. L’année 2013 marque un tournant important pour la ville de Laval, alors que les résultats de l’élection conduisent à la formation d’un conseil municipal entièrement renouvelé, favorisant un vent de changement au sein de l’administration.


La pauvreté est présente un peu partout à Laval.
Elle touche près de 46 500 personnes, soit 1 personne sur 10.


Les conditions de vie et la diversité

La pauvreté est présente un peu partout à Laval. Elle touche près de 46 500 personnes, soit 1 personne sur 10, mais elle se concentre principalement dans les quartiers centraux au sud de Laval : Chomedey, Laval-des-Rapides et Pont-Viau. Le quartier de Chomedey se distingue à plusieurs égards : il comprend à lui seul le cinquième de la population lavalloise et combine les plus forts taux de défavorisation. À l’échelle de l’île, il est frappant de voir que des secteurs bien nantis côtoient des secteurs plus défavorisés. On trouve ainsi des secteurs vulnérables enclavés dans des quartiers plus aisés, comme Laval-Ouest et certaines zones de l’est de l’île.

À Chomedey, à Laval-des-Rapides et à Pont-Viau, on trouve une proportion importante de personnes à faible revenu, de familles monoparentales et d’enfants de moins de six ans vivant en situation de pauvreté. Cette réalité est particulièrement préoccupante, puisqu’elle touche près d’un tout-petit sur quatre dans ces secteurs. Les personnes vivant seules, notamment des aînés, font également partie des groupes vulnérables fortement représentés dans ces trois quartiers. Enfin, ces derniers accueillent une proportion importante de personnes immigrantes, notamment des nouveaux arrivants qui sont susceptibles de vivre de la défavorisation à travers leur parcours migratoire.

À cet égard, le quartier de Chomedey est le plus cosmopolite, puisque près du tiers de la population immigrante de Laval y réside. À l’échelle de ce quartier, c’est 43 % de la population qui est immigrante. Les plus fortes proportions d’immigrants récents (au pays depuis moins de cinq ans) sont observées également à Chomedey, à Laval-des-Rapides et à Pont-Viau. Pour ces derniers, l’accès à l’emploi est difficile et les conditions de travail, souvent précaires, comme en témoignent un haut taux de chômage ainsi que des revenus nettement plus faibles, et ce, malgré un niveau de scolarité élevé. D’autres facteurs peuvent aussi contribuer à la précarité, tels qu’un réseau social peu établi, la barrière linguistique ou la discrimination systémique.

Dans les quartiers centraux au sud de Laval, de nombreux ménages sont confrontés à des conditions de vie difficiles. On y relève des proportions importantes de locataires comparativement à la moyenne lavalloise, et la mobilité résidentielle y est marquée. À Chomedey, deux ménages sur cinq consacrent une part trop élevée (30 % ou plus) de leurs revenus au loyer.

De « ville-dortoir » à grand centre urbain

Bien qu’encore souvent qualifiée à tort de ville-dortoir, Laval est une ville dynamique qui se transforme progressivement en grand centre urbain. Au cours des dernières années, elle s’est développée sous l’impulsion de nombreux projets d’envergure : le métro et le pont de l’autoroute 25, le campus universitaire, la Cité de la Biotech, un nouvel amphithéâtre, etc. L’aménagement à Laval se caractérise par de grands axes routiers divisant un vaste territoire, ainsi que par la proximité des zones résidentielles aux côtés d’importants secteurs commerciaux, industriels ou agricoles, ce qui favorise le transport automobile. L’étendue du territoire par rapport à l’offre de transport collectif et d’infrastructures sécuritaires permettant le transport actif peut accroître l’isolement et la vulnérabilité des personnes, surtout dans les quartiers où les ressources s’avèrent limitées.

À ce titre, mentionnons l’accès difficile à des produits alimentaires frais et abordables dans certains secteurs (par exemple, des zones plus éloignées comme Saint-François), un facteur contribuant à la précarité des populations défavorisées.

Le peu de logements sociaux et abordables offerts crée une pression additionnelle sur les groupes plus vulnérables (familles monoparentales, nouveaux arrivants, aînés, jeunes, personnes en situation d’itinérance, etc.). Toutefois, ces dernières années ont vu poindre des initiatives structurantes visant des améliorations sur ce plan.

Les investissements de Centraide dans le quartier

Centraide du Grand Montréal cible quatre grands enjeux déterminants dans la lutte contre la pauvreté à Laval :

  • La diversité et inclusion
  • La réussite et l’intégration sociale des jeunes
  • Le logement, le transport et la sécurité alimentaire
  • Et la concertation en développement social

Centraide du Grand Montréal porte une attention particulière aux interventions qui se déploient dans les quartiers les plus touchés par ces problématiques.

811 491$

pour soutenir
la réussite des jeunes

391 581$

pour assurer
l’essentiel

798 552$

pour briser
l’isolement social

475 817$

pour bâtir des milieux
de vie rassembleurs

*Données 2018-2019

Les organismes soutenus par Centraide

Centraide du Grand Montréal soutient 22 organismes à Laval.

Vidéo d’un organisme

Découvrez le Travail de Rue Île de Laval (TRIL)