Tournée de quartier – Longueuil

Tournée de quartier
5 novembre 2021 •  Par Centraide

Un peu d’histoire

En 1657, Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay, un marchand de Ville-Marie (aujourd’hui Montréal), se voit concéder un territoire le long du Saint-Laurent. Il le nomme Longueuil d’après le village natal de sa mère en France. 

En 1845, la municipalité paroissiale de Saint-Antoine de Longueuil est fondée. Trois ans plus tard, elle devient le village de Longueuil lors de sa séparation de la paroisse rurale et de sa constitution en tant que municipalité distincte. Elle devient une petite ville en 1874 et une grande ville en 1920. Durant les années 60, le territoire de Longueuil est agrandi lors de l’annexion de Montréal-Sud (1961) et de sa fusion avec la ville de Jacques-Cartier (1969). 

En raison de sa signification historique, le nom de Longueuil est retenu pour la nouvelle ville au moment de sa constitution en 2002 par la fusion des villes de Boucherville, Brossard, Saint-Hubert, Saint-Lambert, Saint-Bruno-de-Montarville, Greenfield Park et LeMoyne. Toutefois, en 2006, cette fusion a été partiellement révoquée et Boucherville, Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville sont redevenues des municipalités distinctes.[1]

[1] Source : L’encyclopédie canadienne

Le territoire et sa population

L’agglomération longueuilloise est un territoire qui présente de nombreuses particularités, sur les plans tant de la dynamique communautaire et de la concentration de la pauvreté que des problématiques sociales. Les réalités vécues dans des quartiers plus défavorisés économiquement, comme LeMoyne ou Sacré-Cœur dans Le Vieux-Longueuil, Laflèche à Saint-Hubert, ou dans certains secteurs de Brossard ou de Boucherville, diffèrent grandement.  

Les conditions de vie et la diversité

Un vieillissement de la population qui s’accélère

Alors qu’en 2006 le poids démographique des jeunes de moins de 15 ans était supérieur à celui des aînés dans la plupart des municipalités, la tendance se renverse en 2011. La proportion d’aînés est désormais similaire à celle des jeunes à Longueuil (15 %). 

Familles monoparentales

Sur les 20 055 familles monoparentales établies sur le territoire de l’agglomération, 13 140 résident à Longueuil. Leur présence est particulièrement marquée dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil (8 040). 

Présence marquée de la pauvreté

La moitié (51 %) de la population à faible revenu de l’agglomération réside dans Le Vieux-Longueuil (28 105 personnes). Cet arrondissement présente à la fois le plus grand nombre et la plus forte proportion de personnes à faible revenu, soit 21 % (agglomération : 14 %). 

Les proportions de tout-petits et d’aînés confrontés à la pauvreté y sont particulièrement élevées : respectivement 25 % et 21 %. 

Présence immigrante plus marquée

Plus de la moitié des immigrants récents de l’agglomération sont établis à Longueuil (8 905 sur 14 375). Parmi ceux-ci, près des trois quarts (6 375) résident dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil. 


Le Vieux-Longueuil est le secteur où l’on retrouve le plus grand nombre de personnes à faible revenu dans la Région Sud du Grand Montréal.


La dynamique communautaire et le partenariat

L’agglomération regroupe de nombreux organismes qui interviennent auprès des populations les plus vulnérables. L’arrondissement du Vieux-Longueuil compte à lui seul près de deux cents organismes communautaires à vocation locale ou régionale, constituant le réseau le plus fortement développé au sein du territoire. En ce qui concerne la concertation et la mobilisation, on compte près d’une cinquantaine de lieux de concertation dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.  

Depuis le début des années 2000, l’arrondissement du Vieux-Longueuil est structuré autour de sept tables de vie de quartier (TVQ) qui regroupent plusieurs acteurs du milieu dont le but est d’améliorer la qualité de vie des communautés locales. La Corporation de développement communautaire de Longueuil (CDC), qui regroupe près de 70 organismes communautaires, assure la mise en place et l’animation de cette organisation. 

©Maison de la famille LeMoyne

Au fil des années, Centraide a soutenu financièrement plusieurs organismes venant en aide aux jeunes et aux familles de l’agglomération.

Les investissements de Centraide sur le territoire

Centraide du Grand Montréal cible trois grands enjeux déterminants dans la lutte contre la pauvreté à Longueuil :

  • Le développement social et le développement territorial
  • L’aide aux jeunes et aux familles en difficulté
  • Le soutien aux familles et aux personnes les plus vulnérables

Centraide du Grand Montréal porte une attention particulière aux interventions qui se déploient dans les quartiers les plus touchés par ces problématiques.

541 461$

pour soutenir
la réussite des jeunes

290 907$

pour assurer
l’essentiel

830 789$

pour briser
l’isolement social

536 933$

pour bâtir des milieux
de vie rassembleurs

*Données 2018-2019

Un exemple d’initiatives sur le territoire

Au-delà de la qualité de leurs actions qui misent sur des solutions durables, tous les organismes appuyés par Centraide du Grand Montréal sont des chefs de file dans leur milieu et agissent comme des leviers.

La Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement, dont fait partie le Comité logement de la Rive-Sud, a réalisé une vaste enquête inédite sur les conditions de vie et d’habitation de 1 000 ménages locataires de l’agglomération de Longueuil afin de mieux connaître les besoins et de cibler des actions.

Les organismes soutenus par Centraide

Centraide du Grand Montréal soutient 19 organismes à Longueuil :