Donner une première chance d’intégrer la société d’accueil

Inclusion sociale
Besoins essentiels
8 septembre 2021 •  Par Centraide

En tant que femme politique, Gloriose a dû fuir son pays, le Burundi, plongé en pleine crise. À son arrivée dans le quartier Lachine, le Comité de vie de quartier Duff-Court (COVIQ) lui a offert de l’aide alimentaire, du soutien psychosocial… et même un emploi !


« Je m’appelle Gloriose, je suis originaire du Burundi, en Afrique de l’Est. Situé entre le Rwanda, la Tanzanie et le Kenya, c’est un pays que j’aime et pour lequel j’ai beaucoup donné. J’ai travaillé comme professeure de mathématiques avant d’être au gouvernement. J’ai occupé plusieurs postes pour la nation burundaise, jusqu’à vice-présidente de l’Assemblée nationale du pays et même première conseillère à l’ambassade du Burundi en Égypte.

Malheureusement, le Burundi, comme plusieurs pays d’Afrique, est secoué par des guerres. Depuis 2015, mon pays traverse une crise politique. Comme j’appartenais à un parti politique, j’ai été persécutée, pourchassée et accusée. Alors que mes collègues et amis subissaient la torture et la violence, j’ai dû fuir.

Le gouvernement du Canada m’a ouvert les bras et j’en suis tellement reconnaissante. Dès mon arrivée, j’ai été encadrée. Peu longtemps après, grâce à l’aide sociale, j’ai pu m’installer à Lachine. Deux semaines plus tard, quelqu’un m’a parlé du COVIQ, qui était situé tout près de chez moi. J’ai tout de suite donné mon nom. J’aimais participer aux activités, dont la célébration de la Fête des Noirs, où j’ai présenté un numéro. Ça m’a fait comprendre que je n’allais pas perdre ma culture. À ce moment-là, je vivais grâce à l’aide alimentaire de l’organisme une fois par semaine. Avec l’aide sociale, on ne parvient pas à aller au bout du mois. L’aide alimentaire fournie par le COVIQ m’a permis de me remettre en marche.

Le Centre d’action bénévole de Boucherville était situé juste derrière chez moi. Un jour, la responsable est venue me voir et m’a offert de m’apporter des repas, comme je vivais seul. Je ne croyais pas pouvoir bénéficier de l’aide d’un organisme, mais je dois dire que ça fait une grande différence dans ma vie.

Quelques mois plus tard, le COVIQ m’a offert un poste de préposée à l’accueil et de soutien aux opérations. Je dois dire que j’ai été très émue, car je ne m’attendais pas à ça. Quand je suis arrivée ici comme immigrante, je n’avais pas encore accepté ma situation. Je pensais beaucoup à ma famille au Burundi. L’organisme communautaire m’a fait sortir de ma solitude et de la dépression. Maintenant, grâce à mon travail, je suis indépendante de l’aide sociale et j’aide ma famille.

Aujourd’hui, je peux de nouveau rêver. Comme je suis mathématicienne, j’espère un jour obtenir l’équivalence de mon diplôme et travailler pour le ministère de l’Éducation du Québec. »

— Gloriose

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