La sécurité alimentaire
Dans un pays développé comme le nôtre, où des aliments frais, variés et sains sont accessibles en abondance et en permanence, il est difficile de croire qu’on puisse vraiment souffrir de la faim.
Pourtant, 9 % des personnes sur l'île de Montréal (139 000), 5 % à Laval (16 400) et 4 % en Montérégie (50 000) vivent une insécurité alimentaire modérée ou grave.
Mais l’insécurité alimentaire, c’est quoi au juste?
C’est :
- Devoir choisir entre son loyer et son alimentation
- Diminuer sa consommation alimentaire
- Se priver afin de nourrir ses enfants
- Manquer d’aliments nutritifs
- Partir à l’école sans avoir déjeuné
- S’inquiéter d’un manque de nourriture
Quelles sont les causes de l’insécurité alimentaire?
- L’insuffisance de revenu
- L’isolement social
- Des problèmes de santé physique ou mentale
- Le manque de connaissances et de savoir-faire relativement à l'alimentation
- L’absence d’une grande variété d’aliments dans les petits commerces de quartier
- L’éloignement de grands magasins d’alimentation offrant des prix réduits
Tous les événements de la vie ayant une incidence négative sur le revenu sont susceptibles de mettre une famille en situation d’insécurité alimentaire (séparation, maladie, perte d’emploi, etc.)
Se loger ou se nourrir : un sérieux dilemme
Le coût du logement a un impact direct sur la sécurité alimentaire des individus ou des familles. Malheureusement, la portion du budget réservée à l'alimentation est celle qui est le plus souvent sacrifiée à cause des autres obligations financières.
Comment se sort-on d’une situation d’insécurité alimentaire?
Des conditions favorables
- Avoir un revenu suffisant pour répondre à ses besoins de base
- Avoir accès à un logement abordable
- Avoir accès à des marchés d’alimentation dans son quartier
- Savoir choisir des aliments sains et économiques
- Savoir cuisiner et conserver les aliments
- Savoir utiliser au mieux ses ressources (argent, temps, etc.)
- Avoir un bon réseau d’entraide
Une solution durable
Aller au-delà du don de nourriture en favorisant l'autonomie des personnes par des approches novatrices comme :
- Les groupes de cuisine collective. C'est un excellent moyen de briser l’isolement des personnes et des familles, tout en réduisant considérablement le coût de l’alimentation;
- Les jardins collectifs. Il s'agit de lieux de rassemblement pour les résidants d’un quartier qui s’y rejoignent pour jardiner, discuter et partager leur récolte;
- Les Magasins-Partage, des épiceries communautaires qui présentent une solution de rechange aux traditionnels paniers de Noël;
- Les initiatives Bonne Boîte Bonne Bouffe pour aider les gens démunis à inclure plus de fruits et de légumes frais dans leur alimentation quotidienne;
- Les micro marchés de quartier et les épiceries communautaires, pour profiter de prix réduits en regroupant les achats de denrées auprès des grossistes, détaillants ou producteurs agricoles;
- Les services de première ligne comme portes d’entrée vers leurs autres activités : comptoirs alimentaires, cafétérias communautaires, repas et collations dans les écoles et les camps de jour.
La définition de la sécurité alimentaire de l’Organisation mondiale de la Santé
« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment et en toute dignité, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, salubre et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. »
Appuyez les organismes du Grand Montréal en faisant un don à Centraide :
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