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« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, salubre et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. »

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Plan d’action adopté lors du Sommet mondial de l’alimentation, Rome, 1996

Les orientations en matière
de sécurité alimentaire

Les orientations
Les activités alimentaires des organismes

L’insécurité alimentaire,
chez nous

Dans un pays développé comme le nôtre, des aliments frais, variés et sains sont disponibles en permanence et en abondance.

Pourtant, des milliers de personnes ne mangent pas à leur faim et vivent avec un souci constant : celui de savoir où trouver le prochain repas ou comment nourrir leur famille.


Des causes multiples

On peut vivre l’insécurité alimentaire pour plusieurs raisons.

  • Ne pas avoir les revenus nécessaires pour acheter une nourriture dont la qualité et la quantité soient suffisantes pour combler ses besoins.

  • Ne pas avoir accès, dans son voisinage, à une épicerie, un marché ou d’autres sources d’approvisionnement où les aliments sont offerts à des prix raisonnables.

  • Devoir consacrer une trop grande part de son budget au loyer.

  • Ne pas avoir les connaissances ou le savoir-faire requis pour une bonne alimentation.

  • Avoir perdu son réseau social, se trouver isolé.

Dépasser le don de nourriture : l’action de Centraide

Afin d’aider les personnes en difficulté à résoudre leurs problèmes de façon durable, il faut miser sur des solutions qu’elles-mêmes peuvent réaliser.

Pour Centraide, cela signifie aller au-delà du don de nourriture. C’est redonner à ces personnes et à leurs communautés la capacité de se nourrir elles-mêmes.

C’est pourquoi Centraide appuie de nombreux organismes et des projets qui offrent une diversité d’activités alimentaires qui contribuent à renforcer la sécurité alimentaire à long terme. D’abord consacrés au dépannage alimentaire, ils développent aussi des solutions de rechange à ce dépannage, faisant davantage appel à la participation et à l’engagement de la personne.

Les orientations de Centraide du Grand Montréal en matière de sécurité alimentaire

Une conviction

Pour contribuer au développement de la sécurité alimentaire de façon efficace, il faut aller au-delà des actions qui consistent uniquement à fournir des aliments aux personnes et redonner à ces personnes et à leurs communautés la capacité de se nourrir elles-mêmes.

On y parviendra :

  • en travaillant sur les causes de l’insécurité alimentaire aussi bien que sur ses effets;

  • en élaborant et en mettant en œuvre des solutions durables au problème de l’insécurité alimentaire.

Une stratégie

1. Pour les individus
Aider les individus à répondre à leurs besoins alimentaires et à se sortir de la pauvreté.

2. Pour les communautés
Renforcer la capacité des communautés locales et régionales de répondre aux besoins alimentaires des personnes, mais aussi favoriser l’autonomie personnelle et financière de ces personnes.

3. Pour la collectivité
Agir sur l’environnement global et influer sur les valeurs et les politiques sociales et économiques qui ont des effets sur l’accès à l’alimentation pour tous.

Des aliments, des outils et des apprentissages  : les activités alimentaires des organismes

Irène Lefebvre et Claudette Verge, deux dames de Saint-Rémi, s’apprêtent à cuisiner quelques bons petits plats, qui seront ensuite livrés à des personnes âgées par les bénévoles de la popote roulante.



1. L’aide alimentaire et la restauration

L’aide alimentaire est une réponse immédiate et temporaire aux besoins alimentaires de la personne. Plus précisément, les activités de dépannage sont aussi des occasions de rejoindre des personnes isolées et de leur ouvrir l’accès à une démarche éventuelle d’intégration sociale. De plus en plus, le dépannage alimentaire est couplé à d’autres activités, qui exigent un certain engagement de la personne aidée.



La banque alimentaire effectue la sollicitation, la cueillette de denrées auprès des entreprises, des commerces et des particuliers. Elle les entrepose et les redistribue aux groupes et organismes communautaires.

Le comptoir alimentaire distribue des denrées directement aux personnes, gratuitement ou à un coût symbolique.


La restauration comprend une gamme d’activités.


Le restaurant populaire est un établissement où l’on sert des repas communautaires à un coût modique.

Le repas collectif est pris dans les locaux d’un organisme, qui l’offre de façon régulière afin que les personnes s’alimentent sainement et à bon compte, mais aussi brisent leur isolement.

La mesure alimentaire offre à bon compte un dîner ou une collation aux enfants fréquentant une école primaire d’un milieu défavorisé.

Gino Casse, des Jardins collectifs de Longueuil. Les jardins collectifs sont une solution de rechange au dépannage alimentaire. Le fonctionnement est simple : plusieurs personnes travaillent un même lopin de terre et se partagent la récolte. Les résultats concrets et rapidement obtenus ont l’heur de donner confiance et fierté aux jardiniers.

Le traiteur communautaire, entreprise d’insertion socioprofessionnelle, prépare des plats pour consommation à domicile à prix modiques.

La popote roulante prépare des repas, que des bénévoles livrent au domicile de personnes en perte d’autonomie ou des plats surgelés, qui sont mis en vente dans les centres communautaires.


2. L’approvisionnement collectif et les cuisines

Fondées sur l’entraide et l’initiative collective, ces activités permettent aux personnes d’acquérir des connaissances et des habiletés pour atténuer les risques liés à une alimentation déficiente.



L’approvisionnement collectif applique une des lois fondamentales de l’économie de marché  : en regroupant leurs forces, les consommateurs sont en mesure de négocier l’achat des denrées à un meilleur prix ou, encore, de produire eux-mêmes les denrées à meilleur coût.


Le groupe d’achat, le magasin partage ou le magasin communautaire ont tous en commun de regrouper l’achat des denrées auprès des grossistes, des détaillants ou des producteurs agricoles afin de faire profiter les personnes de prix réduits ou de soldes.

Le jardin collectif et le cours de jardinage reposent eux aussi sur la mise en commun des efforts et des ressources, mais cette fois pour profiter de denrées fraîches, de qualité et à bon compte.

 

Les cuisines favorisent la mise en commun du savoir-faire d’un groupe de personnes qui cuisinent ensemble des plats sains et économiques, destinés à leur propre consommation, mais aussi à la distribution ou à la revente. À l’initiative et à l’entraide économique, s’ajoutent ici l’apprentissage et le partage de compétences.

La cuisine collective regroupe des personnes qui confectionnent des plats pour elles-mêmes, à partir de denrées récupérées ou achetées à rabais.

La mise en conserve d’aliments sert à approvisionner un groupe et parfois à financer d’autres activités.

Le cours de cuisine économique enseigne l’art de cuisiner à bon prix. Il offre des sessions d’information sur la nutrition et des activités collectives d’analyse du coût des aliments et de surveillance des aubaines.

Le soutien aux femmes enceintes et aux mères de nourrissons, en plus de fournir aux participantes un supplément alimentaire et du lait maternisé, offre une formation sur l’alimentation du bébé.

3. L’insertion à l’emploi

Les compagnons du Chic Resto Pop ont pour fonction d’instruire les apprentis aux techniques culinaires et aux différentes étapes d’un service alimentaire. L’organisme dirigé par Jacynthe Ouellet permet ainsi à certaines personnes d’acquérir une formation et une expérience tout en offrant des repas communautaires aux plus démunis.

Cette activité aide la personne à entreprendre une formation liée au domaine alimentaire, comme la restauration. La personne acquiert ainsi son autonomie, car elle se dirige vers un emploi, ce qui lui permettra d’assurer sa sécurité alimentaire à long terme.

Pour connaître les organismes qui offrent de l’aide alimentaire, cliquez ici. Répertoire des organismes et des projets.

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